Calendrier d'Attique Correspondance au calendrier julien
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Hékatombaion 17 juillet au 15 août
Métageitnion 16 août au 14 septembre
Boédromion 15 septembre au 13 octobre
Pyanopsion 14 octobre au 12 novembre
Maimaktirion 13 novembre au 11 décembre
Poseidéon 12 décembre au 10 janvier
Gamélion 11 janvier au 19 février
Anthéstirion 20 février au 20 mars
Elaphébolion 21 mars au 19 avril
Mounihion 20 avril au 18 mai
Thargélion 19 mai au 17 juin
Skirophorion 18 juin au 16 juillet
Ce calendrier, ne se veut absolument pas historique.
Si j'ai mis en place ce document c'est en réfléchissant sur une phrase qu'un jour, un ami peintre grec m'a dit:
"Un calendrier d'Attique; mais pourquoi ? Qui s'y intéressera? Un sujet pareil aujourd'hui, c'est inutile..."
Et pour finir mes réflexions j'en reste là. Un calendrier sacrificiel,
utilisant les noms des mois antiques, c'est tout simplement inutile ! C'est pour ça que je l'ai fait.
Lien - gravure - calendrier sacrificiel
2.
Dialogues
Le modèle est un outil...
Les modèles que je choisis peuvent me plaire ou pas. La stimulation qu'ils me provoquent est sûrement
due à mes références, mon vécu.
L'image réelle telle qu'on la "saisie", elle vient joindre ce que l'on porte en nous. Liée à
notre enseignement, à nos mémoires, aux lumières et aux ombres qui nous ont marquées,
aux peintures qui nous ont troublé, à une phrase, à un poème. A nos réflexions.
Je ne suis pas inspirée par l'agneau égorgé. Si j'arrive à
le regarder - avec le souffle coupé,- c'est parce que je sais qu'un travail doit se faire après.
Cette image que je garde en moi, les odeurs, le silence : ce sont des outils. Et comme outils, - à part
égale que les pinceaux, les pigments, les solvants, les encres et les acides,- je mettrais le modèle,
la mémoire,
les écrits, les paroles, la musique, les peintures, les états d'âme.
Comme des ingrédients nécessaires pour faire un tableau, une gravure, une sculpture...
Ce que l'on appelle "beau"
Un beau paysage, me plait, un bel homme, une belle femme...
Mais une belle femme ce n'est pas ce qui fait un beau tableau.
Une femme "moche" peut devenir un beau tableau...
Un sujet dur peut faire une belle peinture.
Une tour de réfrigération nucléaire en servant de modèle a les mêmes possibilités que
Claudia Schiefer, pour devenir un beau tableau!
Imagination
Quand je peints, j'ai besoin du réalisme. Je peints débout. Je recule, je m'approche, de nouveau je m'éloigne.
C'est une relation presque de corps à corps... Question - réponse. L'immédiat.
En gravure c'est une autre histoire. J'ai plus de terrain pour faire des images "imaginées".
Est - ce le regard loupe, la proximité avec sa plaque, la lenteur d'un résultat,
les différentes interventions des éléments
(acides) mais aussi les accidents, ou l'organisation préalable ?...
On essaye, en permanence, de maîtriser techniquement le hasard; cela laisse un terrain plus libre à l'imagination.
En parallèle de la série des usines, je travaille sur la série du sacrifice. Le passage de l'environnement industiel,
aux silènes et aux satyres en procession où ils tiennent une chèvre égorgée, j'avoue, n'était pas simple...
Mais au contraîre, il était très intéressant !
Sur une gravure plus anciène, j'ai posé la ville d'Athènes comme un petit point au milieu d'une mer profonde de 2350 mètres.
Et à côté une barque plus grosse que l'île de Crète ; plus loin les mots de Séféris prennent
leur place comme des indications de navigation. C'était une de mes gravures en forme de carte.